L’Aïkido

Les points forts de la pratique.

L’Aïkido, ses effets sur la santé :

L’Aïkido est une activité physique complète, les muscles du corps sont fortifiés, les ligaments articulaires renforcés, le souffle et la vitalité s’en trouve accru. La musculation peut être utile dans un premier temps, mais elle ne doit pas être développée démesurément. Une cingle abdominale moyennement tendue est suffisante. Les roulades sont un des meilleurs moyens pour fortifier les muscles du corps, par exemple les chutes renversées sont excellentes, elles  tonifient  les muscles postérieurs du tronc et du cou qui longent la colonne vertébrale et la protège. Les chutes roulées en plus de muscler le corps, auront vocation de masser le dos stimulant ainsi les chaines ganglionnaires orthosympathiques latérales vertébrales. Les contrôles articulaires ne sont jamais forcés, les clefs de bras suivent  une logique fonctionnelle  et inter agissent  sur les ligaments. Les os sont ainsi protégés. En aïkido, les poignets sont très sollicités, mais du fait de la fluidité du mouvement la pression exercée sur le cartilage du poignet le nourrit et le renforce. Les muscles péri articulaires s’en trouvent ainsi renforcés.

L’Aïkido, ses effets sur le souffle et la vitalité :

L’aïkido est une activité dynamique, le souffle va jouer un rôle majeur dans la pratique. L'expression des formes techniques de l’aïkido sont liées avec le souffle et aussi avec l’énergie du souffle, c’est à dire la vitalité. La rééducation du souffle est nécessaire pour plusieurs raisons : Pendant la pratique, le souffle fortifie les muscles respiratoires, c’est l’inspiration costale donc l’augmentation du diamètre sagittal du thorax haut et du diamètre frontal bas du thorax. Lors de l’expiration, c’est l’inverse. Pendant la préparation à l’échauffement  des exercices de relaxation entraînent le diaphragme très bas et augmentent ainsi la capacité vitale et par voie de conséquence apporte l’énergie nécessaire à la pratique et une bonne santé au quotidien. En Aïkido les trois étages respiratoires qui sont : ventrale, thoracique et claviculaire sont sollicités. Une cage thoracique fonctionnelle, une colonne vertébrale alignée avec le bassin, contribuent à garder une silhouette jeune et svelte.

Les biens faits de la pratique :

La  pratique de l’Aïkido, est une voie d’harmonie, sa forme sphérique n’engendre aucun conflit. L’Aïkido est un art noble respectant une éthique de rigueur et de respect  avec ses semblables. Après une séance d’Aïkido, le corps est détendu et le mental reposé avec en plus une énergie renouvelée prête à être partagée avec ses proches, sa famille, ses amis et au quotidien dans sa vie professionnelle.

Les difficultés rencontrées dans la pratique

Il est tout à fait normal d’avoir quelques craintes au début. Les difficultés ne sont que des défis à relever. Prenons l’exemple des roulades : l’appréhension du vide avant la roulade est une véritable épreuve et naturellement un refus psychologique  intervient et vous paralyse. Voici une  réponse  qui va vous sécuriser. Sachez que les roulades s’apprennent comme une technique d’Aïkido. Avant d’arriver à la voltige, votre professeur vous donnera la bonne méthode,  celle qui ne comporte aucun risque, c’est à dire une roulade en position assise, vos deux genoux au sol sur le tatami de votre dojo. Autre méthode qui vous appartient, si vous ne voulez pas chuter, personne ne vous y obligera. Chaque chose en son temps. Concernant les chutes renversées ou plaquées pratiquez avec un genou déjà positionné et orienté dans la direction de la chute, le renversement vous posera aucun problème. Pour un débutant, les clefs de bras peuvent paraître douloureuses au premier plan. C’est vrai, mais sachez que l’on exécute la clef dans une mobilité articulaire  logique  et non à contre-sens. Le résultat de tout cela, c’est qu’il n’y a aucun danger.

Efficacité ou pas efficacité.

Ne sous-estimé pas l’Aïkido : à haut niveau l’Aïkido est violent et possède au cœur de lui-même une rare efficacité. L’Aïkido doit être pratiqué, étudié et compris dans sa globalité. Les techniques ne doivent pas être décousues, car dans ce cas, elles perdraient toute leur efficacité.