Le Iaido et le Ken – Jutsu

Sur un champ de bataille, le samurai sortait son sabre et se précipitait dans la mêlée. Au contraire dans la vie quotidienne, nombreuses étaient les attaques portées à l’improvistes. C’est ainsi que l’art de dégainer devint une part importante de la technique du katana (sabre tranchant). Cette méthode visait surtout à pressentir l’attaque avant même que celle-ci fût exécutée. Et s’est cette motivation qui finalement transforma le Iai-Jutsu en Iai-Do. Le premier avait promu une efficacité guerrière, le second  recherchait une efficacité de paix.

Le mot Iai est constitué de deux idéogrammes :

  • Le premier I, de Iru, signifie être présent.
  • Le second Aï, de Awaseru signifie unir.

Iaï est donc la voie permettant par l’acte spirituel, d’être présent, c’est-à-dire éveillé dans sa réalité propre, et ainsi de pouvoir s’unir à la pensée et à l’action des adversaires.

L’entrainement du sabre (katana ou Iai-To) est le plus souvent solitaire. Il s’agit non plus de stratégie incluant des partenaires, mais d’acquérir une maîtrise du sabre (coupe) et de soi-même (émotionnelle et mentale). D’autres sens sont également développés, comme l’esthétisme, l’intuition, la puissance vitale, etc.

La pratique vise surtout à atteindre un état de conscience appelé Mushin ou vide mental. La pratique du Iai-Jutsu est toujours précédé d’un rituel dont le but est de mettre le mental dans une condition de parfait apaisement et de réceptivité par la sensation d’être (Ushin), pour finalement attendre dans le vide absolu (Mushin) une sollicitation agressive. C’est lorsque la raison s’est tue, et que toutes les pensées sont réduites au silence qu’apparait l’aube de la vacuité.